Comment faire son deuil ?
Vous vous êtes peut-être posé cette question, seul(e), tard le soir, en cherchant une réponse qui n'arrive jamais tout à fait.
Vous auriez aimé qu'on vous donne un mode d'emploi. Des étapes claires, un ordre à suivre, une date à laquelle tout irait enfin mieux.
Mais le deuil ne fonctionne pas ainsi. Et si vous avez l'impression de « ne pas y arriver », ce n'est probablement pas parce que vous vous y prenez mal.
C'est peut-être, simplement, qu'une part de vous n'est pas encore prête à avancer. Et cela s'explique, cela se comprend, et surtout, cela s'accompagne.

Il n'existe pas une seule bonne façon de faire son deuil
On nous a souvent présenté le deuil comme un chemin bien tracé : le choc, la tristesse, puis, un jour, l'acceptation.
La réalité est bien moins ordonnée.
Le deuil avance par vagues. Certains jours sont plus légers, presque normaux. Et puis, sans prévenir, une chanson, une odeur, une date au calendrier, et tout revient, aussi fort qu'au premier jour. Un peu comme un bateau qui semble avancer, mais qui reste retenu par une ancre invisible.
Ce n'est pas un retour en arrière. C'est simplement ainsi que se comporte l'amour, lorsqu'il doit apprendre à vivre avec une absence.
Alors si vous cherchez LA méthode universelle, sachez qu'elle n'existe pas. Ce qui existe, en revanche, c'est une explication à ce qui vous retient peut-être encore.
Pourquoi certaines personnes n'arrivent pas à avancer
Dire au revoir, ce n'est pas oublier.
C'est accepter que la personne ne reviendra pas, et c'est l'une des choses les plus difficiles que l'on puisse demander à un cœur humain.
Alors, parfois sans le vouloir, une part de nous refuse. Elle continue d'espérer, de ressasser, comme si tourner la page revenait à trahir ce lien.
Ce n'est pas un manque de courage. C'est une protection que l'esprit met en place, parfois bien après le décès lui-même.
Reconnaître les signes d'un deuil qui reste bloqué
- Vous repensez sans cesse aux mêmes instants, aux mêmes mots, sans jamais vous sentir apaisé(e).
- Vous continuez, malgré vous, à parler au présent de la personne disparue.
- Votre quotidien avance, mais une part de votre attention reste ailleurs, tout le temps.
- Vous vous sentez coupable à l'idée d'aller mieux, comme si cela trahissait la personne que vous avez perdue.
- Vous avez l'impression de tourner en rond, d'être exactement au même point qu'il y a plusieurs mois.
Si plusieurs de ces signes vous parlent, ce n'est pas un problème à résoudre seul(e), dans l'urgence. C'est simplement le signe qu'un accompagnement peut vous aider à avancer.
Si ce que vous ressentez devient réellement trop lourd à porter au quotidien, ou s'accompagne de pensées sombres, il est important d'en parler aussi, sans attendre, à un professionnel de santé mentale.

Ma façon de vous accompagner pour avancer
Il arrive qu'une personne vienne me consulter avec l'intention de « faire son deuil », et que je perçoive, au fil de la séance, qu'elle n'est pas encore prête à y accéder pleinement.
Dans ce cas, nous ne forçons jamais rien.
Nous prenons le temps, d'abord, de soulager ce qui pèse le plus au quotidien : les ruminations, la fatigue, ce sentiment de ne plus être tout à fait présent(e) à sa propre vie. Puis, doucement, nous cherchons ensemble à lever les blocages qui empêchent d'avancer vers ce deuil.
Selon les personnes, cela peut se faire en une seule séance, ou nécessiter plusieurs rendez-vous. Chaque parcours est différent, et je m'adapte entièrement au vôtre.
L'objectif n'est jamais de vous faire « oublier » la personne que vous avez perdue, ni d'effacer votre chagrin. C'est de vous aider, à votre rythme, à retrouver assez de calme intérieur pour être prêt(e), le jour venu, à lui dire au revoir.
Ce que cela change concrètement, au quotidien
Lorsque les blocages s'apaisent, ce n'est pas la mémoire de la personne disparue qui s'efface. C'est vous qui retrouvez de l'espace.
De l'espace pour dormir un peu mieux. Pour que votre esprit cesse, quelques instants, de ressasser. Pour être présent(e), à nouveau, avec les personnes qui vous entourent aujourd'hui, sans que la culpabilité vienne tout assombrir.
Dire au revoir n'efface rien. Cela permet, simplement, de continuer à avancer, avec ce lien qui vous accompagnera toujours, mais qui ne vous retient plus.
Conclusion
Alors, comment fait-on son deuil ?
Il n'existe pas de recette, ni de délai à respecter, ni de culpabilité à porter si vous n'y êtes pas encore.
Il existe votre rythme, la reconnaissance de ce qui vous retient peut-être encore, et le droit de vous faire accompagner pour avancer vers ce moment où vous vous sentirez prêt(e) à dire au revoir.
Si vous sentez qu'une part de vous reste bloquée aujourd'hui, vous pouvez venir en parler, simplement, pour commencer à alléger ce poids, à votre rythme.
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