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Je voudrais tellement prendre sa souffrance et

16 Août 2026 | Cancer

Il y a cette phrase que j'entends souvent, dite presque à voix basse, comme si elle n'avait pas le droit d'être formulée aussi clairement :
« Je voudrais tellement prendre sa souffrance… et la gérer à sa place. »

Vous l'avez peut-être pensée en regardant votre enfant handicapé lutter pour accomplir un geste simple. En observant votre frère ou votre sœur pris dans une addiction qui semble plus forte que lui. En voyant votre conjoint traverser une maladie longue. En sentant votre parent s'éteindre un peu plus chaque semaine. Cette phrase ne connaît pas de diagnostic précis. Elle traverse toutes les formes de souffrance : la maladie, le handicap, l'addiction, la dépression, la vieillesse qui abîme un corps ou un esprit qu'on a toujours connus solides. Elle dit une seule chose, au fond : je n'arrive pas à supporter de le voir souffrir, et je n'ai pas le pouvoir d'y changer quoi que ce soit. Cette phrase, je l'entends souvent. Je l'ai vécue et la vis encore. Ce sont des situations très différentes. Mais la phrase, elle, reste identique. Parce qu'elle ne parle pas de la maladie de l'autre. Elle parle de votre propre impuissance.

Pourquoi on voudrait porter la souffrance de l'autre

Cette envie n'est ni excessive, ni anormale. Elle vient d'un endroit très simple : vous aimez cette personne, et vous ne supportez pas de la voir souffrir sans pouvoir agir directement sur sa douleur. Le problème, ce n'est pas cette envie. Le problème, c'est qu'elle se heurte à une réalité que l'on a beaucoup de mal à accepter : vous ne pouvez pas vivre la vie de l'autre à sa place. Vous pouvez marcher à côté. Vous ne pouvez pas marcher pour lui.

Ce que cette envie révèle vraiment

Le besoin de reprendre du contrôle

Face à une addiction, un handicap ou une maladie qui évolue à son propre rythme, vous n'avez souvent aucune prise sur ce qui se passe. Vouloir prendre la souffrance de l'autre, c'est aussi vouloir reprendre un peu de contrôle sur une situation qui vous en prive complètement.

La difficulté à accepter ses propres limites

Vous voudriez tout gérer, tout comprendre, tout résoudre. Mais certaines souffrances ne se résolvent pas. Elles se traversent, parfois sur plusieurs années. Accepter cela, c'est accepter que votre amour, même immense, a des limites.

La peur de ne pas être suffisant(e)

Vous vous demandez parfois si vous en faites assez. Si vous devriez être plus présent(e), plus fort(e), plus disponible. Cette peur peut devenir un poids constant, qui s'ajoute à la fatigue déjà présente.

Aimer quelqu'un ne donne pas le pouvoir de le sauver

C'est une phrase difficile à lire. Elle l'est aussi à écrire. Vous pouvez être présent(e) auprès d'un proche malade, handicapé ou en difficulté avec une addiction. Vous pouvez l'écouter, l'accompagner dans les démarches, rester à ses côtés dans les moments les plus difficiles. Mais vous ne pouvez pas décider à sa place de guérir, de se rétablir ou de sortir d'une dépendance. Cette part-là ne vous appartient pas, même si vous la portez émotionnellement comme si elle vous appartenait. Ce n'est pas un manque d'amour de le reconnaître. C'est au contraire ce qui vous permet de rester présent(e) sur la durée, sans vous consumer entièrement.

Ce que vous pouvez réellement offrir à votre proche

Ce n'est généralement pas une solution. C'est souvent quelque chose de plus simple, et de plus rare :

  • une présence qui ne juge pas ;
  • une écoute qui n'essaie pas immédiatement de réparer ;
  • le respect de son rythme, même quand il diffère du vôtre ;
  • l'acceptation de ne pas toujours savoir quoi dire ;
  • la capacité à rester, même dans les périodes où rien ne s'améliore.

Ce sont des choses que vous offrez déjà, probablement, sans toujours vous en rendre compte.

Cette souffrance qui vous appartient aussi

Il y a quelque chose que l'on oublie souvent de nommer : votre souffrance à vous, en tant que témoin de la souffrance de l'autre, est réelle. Vous n'êtes pas seulement le témoin de ce que traverse votre proche. Vous traversez, vous aussi, quelque chose de difficile : l'impuissance, la fatigue, parfois la solitude de ne pas pouvoir en parler autant que vous en auriez besoin. Cette souffrance-là mérite également d'être reconnue. Pas seulement parce qu'elle vous permet de mieux accompagner votre proche, mais parce qu'elle existe, tout simplement.

J'image un soin énergétique

Un accompagnement complémentaire pour les aidants

Le magnétisme ne peut pas résoudre l'addiction, le handicap ou la maladie de votre proche. Il ne se substitue jamais à un suivi médical, psychologique ou spécialisé, qui reste indispensable dans ces situations.
Mais il peut offrir un espace différent : un moment pour vous, pendant lequel vous n'avez pas à être fort(e) pour quelqu'un d'autre. Un temps où votre propre fatigue, votre propre tension, peuvent être accueillies, sans avoir à les justifier ou à les minimiser.

Cet accompagnement s'adresse à toute personne qui soutient un proche, quelle que soit la nature de sa difficulté : maladie, handicap, addiction, dépression ou tout autre épreuve durable.

 

FAQ

Est-ce normal de vouloir prendre la souffrance de son proche à sa place ?

Oui, c'est une réaction extrêmement fréquente chez les personnes qui accompagnent un proche malade, handicapé ou en difficulté. Elle traduit l'amour et l'impuissance ressentis face à une situation que l'on ne peut pas contrôler.

Comment aider un proche quand on ne peut rien faire de plus ?

Souvent, la présence, l'écoute sans jugement et le respect du rythme de l'autre comptent davantage que des solutions concrètes. Accepter de ne pas tout résoudre fait aussi partie de l'accompagnement.

Le magnétisme peut-il aider un aidant épuisé ?

Le magnétisme peut proposer un espace complémentaire de mieux-être pour la personne qui accompagne, en plus d'un suivi médical ou psychologique si nécessaire. Il ne remplace jamais une prise en charge spécialisée.

Conclusion

Vous ne pouvez peut-être pas prendre la souffrance de votre proche à sa place. Mais vous ne devriez pas non plus avoir à porter votre propre épuisement dans le silence.

Si vous accompagnez un proche malade, handicapé ou en difficulté avec une addiction, et que vous ressentez le besoin de déposer ce que vous portez, vous pouvez découvrir comment se déroule un accompagnement, ou me contacter directement pour en parler.